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Hygiène et prévention du risque infectieux : l’affaire de tous, patients, soignants, visiteurs… La qualité de la prise en charge des patients et la sécurité des soins qui leur sont administrés requiert une gestion rigoureuse des risques et une coordination des divers intervenants. Qu’est-ce qu’une infection nosocomiale ? Une infection est dite nosocomiale, si elle est acquise dans un établissement de soins et était absente au moment de l’admission du patient. Elle peut être directement liée aux soins ou survenir indépendamment de tout acte médical. Elle peut survenir plus fréquemment chez les personnes, dont les défenses immunitaires sont affaiblies par des traitements, des examens...
Que puis-je faire au quotidien pour limiter le risque infectieux ? Le seul moyen de lutte est la prévention. Elle nécessite des règles d’hygiène simples. L’attention à l’hygiène personnelle, notamment lors d’une hospitalisation, est très importante. Il faut ainsi se laver les mains après être allé(e) aux toilettes, avant les repas ou après s’être mouché(e). Comment limite-t-on le risque infectieux en milieu hospitalier ?
La transmission des germes par les mains représente le mode principal de contamination en milieu hospitalier. L'hygiène des mains du personnel soignant, des patients et des visiteurs est le moyen le plus efficace de prévention. La qualité de l’eau, de l’air et des surfaces est régulièrement évaluée à l’hôpital. L’hygiène des zones plus sensibles en terme de risque infectieux est particulièrement contrôlée (blocs opératoires, salle blanche de préparation des chimiothérapies). Des dispositifs médicaux à usage unique sont utilisés chaque fois que possible. Il faut veiller à ne pas toucher les matériels qui servent aux soins, tels qu’un cathéter, une sonde urinaire… pour ne pas risquer de les contaminer. Afin d’encourager l’hygiène des mains , des distributeurs de produit hydro-alcoolique, ainsi que la procédure à suivre, sont installés dans chaque chambre. Rappel : Les animaux sont interdits. Seules les fleurs coupées sont autorisées dans les chambres. Les plantes en pot présentent un risque de germes. Elles sont interdites. L’hygiène, et en particulier celle des mains, est une démarche citoyenne qui doit être encouragée et enseignée à tous dans la vie courante, en vue de prévenir la santé de chacun. Comment les risques et la prévention de ceux-ci sont-ils évalués ? Des experts (un médecin et une infirmière hygiénistes) composent une Équipe Opérationnelle en Hygiène (EOH) qui assure la gestion du risque infectieux, effectue la surveillance des infections nosocomiales, veille à la qualité de l’environnement, établit des recommandations et en évalue l’application.
Il existe par ailleurs, dans tout établissement de santé, une instance consultative obligatoire, pluri-professionnelle : la Commission des Risques Infectieux Associés aux Soins (CRIAS), dont le rôle principal est d’élaborer un programme d’actions de prévention des risques, puis d’en coordonner la mise en place. |