Journée internationale des femmes et des filles de science
Le 11 février marque la Journée internationale des femmes et des filles de science.
Au CGFL, la recherche contre le cancer avance chaque jour grâce à l’engagement de nos équipes et à des projets menés au plus près des besoins des patients.
Cette semaine, sur nos réseaux, nous mettons en lumière 3 chercheuses du Centre Georges François Leclerc :
3 parcours, 3 regards, 3 façons de faire progresser la science — avec la même ambition, faire reculer le cancer.
Portrait N°1 – Morgane Peroz

Découvrez le portrait de la première scientifique de cette série : Morgane Peroz, biostatisticienne (ingénieure d’études en biostatistique) au sein de la PTBC – Plateforme de Transfert en Biologie Cancérologique.
Après un master de mathématiques, Morgane a rejoint le CGFL en alternance (2e année de master), puis a poursuivi son parcours en CDD… avant d’être récemment recrutée en CDI.
Son rôle ? Donner du sens aux données des projets de recherche. Concrètement, Morgane analyse de grands jeux de données et répond à des questions très opérationnelles : un traitement est-il associé à une meilleure survie ? Quels facteurs influencent le pronostic ? Elle travaille au plus près des besoins des porteurs de projets, pour que les analyses soient rigoureuses, compréhensibles et utiles aux études.
Au quotidien, Morgane gère plusieurs projets en parallèle : un « gros » projet qui s’inscrit dans le temps, et d’autres plus courts pour accompagner internes, chercheurs et équipes sur des demandes ponctuelles. Parmi ses travaux récents : un projet mené pendant trois ans autour du cancer du poumon, dont l’article vient d’être accepté.
Objectif de l’étude : l’évaluation de l’expression du PD-L1 par Deep Learning permettant de prédire la réponse au traitement par immunothérapie anti-PD-1 chez des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules.
« C’est une façon d’aider à mon échelle, en contribuant à la recherche contre le cancer et en faisant parler les données. »
Morgane rappelle aussi une réalité parfois méconnue : les biostatisticiennes et biostatisticiens ne font pas « que des chiffres ». Ils participent pleinement à la production scientifique : publications, posters, présentations en congrès… et peuvent être premiers auteurs.
Portrait N°2 – Pauline Beacco

Découvrez le portrait de la deuxième professionnelle de cette série : Pauline Beacco, technicienne de laboratoire de Biologie Moléculaire.
Pauline a construit son parcours pas à pas : bac pro laboratoire contrôle qualité, puis BTS, avant une licence professionnelle en Biologie Moléculaire. Un chemin qui l’a menée au CGFL, où elle travaille depuis cinq ans.
Pourquoi la cancérologie ? Parce que c’est un domaine en mouvement permanent. Pauline aime cette dynamique faite de nouvelles méthodes, de pratiques qui évoluent et de projets en constante progression : « On ne stagne pas. »
Son métier ? Rechercher des mutations en oncogénétique constitutionnelle et en génétique tumorale, pour contribuer à adapter les traitements (notamment les chimiothérapies) et, côté oncogénétique, organiser le dépistage quand c’est nécessaire. Concrètement, Pauline travaille sur tous types de tumeurs : en génétique tumorale à partir de blocs inclus en paraffine, et en oncogénétique majoritairement à partir de prélèvements sanguins.
Au sein d’une équipe de cinq techniciennes, les journées sont très variées : coupe des blocs tumoraux, vérification de dossiers, analyses… Les activités tournent en continu, demandant rigueur, concentration et polyvalence. « On est tout le temps en mouvement, tout le temps en train de réfléchir : c’est un métier très mental. »
Parmi les évolutions à venir, Pauline cite une innovation clé : la PCR digitale, une méthode capable de détecter des mutations très faiblement représentées, parfois en dessous de 1%, très difficiles à mettre en évidence.
Autre facette de son rôle : Pauline est référente en Métrologie. Elle veille à la conformité et au bon suivi du matériel (pipettes, enceintes réfrigérées, centrifugeuses…), en lien avec les exigences qualité — un travail essentiel pour garantir des résultats fiables et reproductibles.
« À mon échelle, je suis fière de contribuer aux avancées et aux innovations. »
Et ce qu’elle retient aussi du CGFL : la qualité des équipements, l’évolution des projets, et l’esprit d’équipe au quotidien.
Portrait N°3 – Alexia Tavares

Découvrez le dernier portrait : Alexia Tavares, chercheuse post-doctorante au CGFL, au sein de l’équipe X-Rain.
Originaire de la région dijonnaise, Alexia a découvert l’immunologie en 3e année de licence… et c’est le déclic : « coup de foudre ». Elle poursuit en master, puis en doctorat d’immunologie, déjà en cancérologie, avec une idée directrice : améliorer l’efficacité des immunothérapies.
Arrivée au CGFL il y a bientôt deux ans, elle travaille sur un enjeu majeur : rendre la radiothérapie plus efficace en l’associant à l’immunologie.
Vulgarisation : l’immunologie, ce sont nos défenses naturelles. En cancérologie, on cherche à les orienter et renforcer pour mieux lutter contre la tumeur.
Dans l’équipe, la recherche avance collectivement : 1 chercheuse en radiobiologie, 1 chercheuse post doctorante, 2 techniciennes, 2 doctorants (dont un médecin radiothérapeute), et des stagiaires selon les périodes. Chacun porte ses projets, avec une forte dynamique d’entraide.
Une réalité souvent méconnue : une partie importante du travail de chercheur consiste aussi à monter des dossiers et rechercher des financements pour faire avancer les projets.
Côté science, l’équipe travaille notamment sur des modèles de cancer colorectal et de cancer du sein triple négatif, où les options thérapeutiques peuvent être limitées. Alexia explore des approches combinatoires (radiothérapie + immunothérapie) et s’intéresse au rôle de cellules immunitaires capables d’aider à éliminer les cellules tumorales. Son objectif : contrebalancer certains effets indésirables de la radiothérapie et maintenir une réponse anti-tumorale efficace.
Ses premiers résultats sur le cancer colorectal sont encourageants, avec un ralentissement significatif de la croissance tumorale lorsque les approches sont combinées.
« Si mon travail peut avoir un impact, même minime, sur la prise en charge des patients, ce sera gagné.
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