Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes. Ce cancer est fortement lié à l’âge : il est rare avant 50 ans et c’est autour de 70 ans que le nombre de cas est le plus élevé. Il touche également plus fréquemment les hommes ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate.

Le cancer de la prostate évolue le plus souvent lentement (10 à 15 ans en moyenne), avant que n’apparaissent des symptômes. Mais certains cancers de la prostate peut évoluer rapidement et donner des métastases. Or, à l’heure actuelle, il est impossible de savoir, au moment du diagnostic, si un cancer détecté à un stade précoce deviendra agressif ou non.

Les examens de dépistage

Le toucher rectal
Cet examen de la prostate, inconfortable mais indolore, permet au médecin de vérifier le volume, la consistance et la texture sur une partie de la prostate. Un toucher rectal normal n’exclut pas un cancer car cet examen ne permet de détecter que des tumeurs palpables.

Le dosage du PSA par prise de sang
Le PSA (antigène prostatique spécifique) est une protéine produite par la prostate et présente normalement en petite quantité dans le sang.

Si le taux de PSA est élevé, cela peut être lié à la présence d’un cancer de la prostate et donc permettre de le détecter à un stade précoce, avant l’apparition d’éventuels symptômes. Cependant, un dosage élevé n‘induit pas toujours un cancer mais peut être le signe d’autres maladies. Face à une augmentation du PSA, des examens complémentaires permettront de vérifier la présence d’un cancer.
Un taux de PSA faible signifie, dans 90% des cas, qu’il n’y a pas de cancer de la prostate.

Si une anomalie est détectée au toucher rectal ou si le taux de PSA est élevé, une biopsie sera généralement proposé. Elle permet de confirmer ou non la présence de cellules cancéreuses dans la prostate.

Consultation médecin et patient
Faut-il se faire dépister ?

Il n’existe pas en France, ni dans aucun autre pays, de programme national de dépistage du cancer de la prostate s’adressant aux hommes de manière systématique. En effet, le bénéfice du dépistage du cancer de la prostate n’est pas clairement démontré.

La décision de s’engager dans une démarche de dépistage du cancer de la prostate est un choix individuel dans lequel votre situation et votre appréciation personnelle jouent un rôle important (âge, éventuels antécédents familiaux, origine antillaise ou africaine des hommes). Malgré les inconvénients de ce dépistage et les incertitudes sur les bénéfices, certains hommes peuvent donc considérer, en lien avec leur médecin, qu’un dépistage du cancer de la prostate est envisageable. Il s’agit donc d’un choix personnel qui mérite d’être discuté et réfléchi.

Contrer le surdiagnostic

Les travaux de recherche se développent pour améliorer le dépistage du cancer de la prostate. Les principaux axes de recherche portent notamment sur :

  • la meilleure caractérisation des tumeurs et la recherche de nouveaux biomarqueurs utilisables dans le cadre d’un dépistage, à la fois en vue de minimiser le surdiagnostic et le surtraitement qui en résulte, et de mieux cibler les indications thérapeutiques ;
  • l’optimisation de la stratégie curative dans le cadre d’une stratégie de désescalade thérapeutique et la démonstration de l’intérêt d’options telles que la surveillance active.

 

Source : www.e-cancer.fr