Augmenter les chances de guérison

Avec plus de 54 000 nouveaux cas de cancers du sein diagnostiqués chaque année en France, « le » cancer du sein concerne 1 femme sur 8. Aujourd’hui, grâce à une meilleure compréhension des mécanismes complexes de la cancérogénèse, les spécialistes parlent DES cancers du sein, dont on guérit plus de 80% des cas. Plus un cancer du sein est détecté tôt, plus les chances de guérison sont importantes d’où l’intérêt des mammographies et des suivis réguliers.

Le CGFL participe au dépistage organisé par l’Association ADECA 21-58 à destination des femmes de 50 ans à 74 ans. La participation en Côte d’Or est satisfaisante mais pourrait être améliorée par une meilleure adhésion des femmes concernées.

 

Les "facteurs de risque"

Divers facteurs peuvent influencer la survenue d’un cancer du sein (l’âge, des antécédents familiaux, des facteurs génétiques…). Le cancer du sein est une maladie hormonale, toute action ou thérapeutique qui vise à diminuer la durée et l’intensité de l’exposition aux oestrogènes est supposée théoriquement efficace. Il est essentiel d’être informé(e) et si le médecin traitant reste l’interlocuteur privilégié en la matière, de nouveaux lieux d’accueil, d’écoute et d’information font leur apparition. Il s’agit des Eri (Espace de Rencontre et d’Information). Au delà de ce qu’on appelle « l’éducation thérapeutique du patient », cet espace dispose de supports d’information tous publics sur les facteurs de risque, notamment pour le cancer du sein et invite au dialogue sur l’importance des choix de vie.

Pour en savoir plus sur l’Eri du CGFL : E.R.I ou par mail à : eri@cgfl.fr

Echographie mammaire
Examen de dépistage cancer du sein
Qualité de vie

La recherche en épidémiologie permet de mesurer les effets du dépistage (nombre de cancers dépistés, nombre de petits cancers dépistés) mais également les effets des traitements (amélioration de la survie des cancers avec l’avènement de nouvelles thérapeutiques). Deux facteurs influençant la qualité de vie des patientes. Il est en effet important, avec le développement de nouvelles molécules et de nouvelles stratégies thérapeutiques, de comparer, pour une même efficacité clinique, la qualité de vie des patientes en fonction des différents traitements proposés. Dans ce domaine de recherche encore peu développé en France, une jeune chercheuse de l’équipe du CGFL est lauréate du prix Ruban Rose 2009 pour ses travaux.

Les gènes de prédisposition

5 à 10% des cancers du sein seraient associés à une « mutation constitutionnelle héritée », autrement dit, liés à la présence d’un gène de prédisposition. Les médecins spécialistes, gynécologues ou cancérologues évalueront ce risque avant de les diriger vers des consultations spécialisées de génétique.

Le CGFL dispose d’une consultation d’onco-génétique spécialisée dans le cancer du sein et a participé activement à des études nationales de recherche visant à prouver l’intérêt d’une surveillance annuelle par IRM des femmes porteuses des gènes (BRCA1 et BRCA2) impliqués dans ces cancers. Les tests « moléculaires » qu’il proposera prochainement permettront de confirmer le risque génétique de cancer du sein familial.

Femmes concernées par le dépistage
Vers un traitement personnalisé

et de nouvelles modalités de prise en charge

A partir de certaines de données moléculaires, il est d’ores et déjà possible de déterminer des groupes de tumeurs plus sensibles à certains traitements, en particulier à ce qu’on appelle les thérapeutiques ciblées (comme l’hormonothérapie, les anticorps monoclonaux et les anti-angiogéniques) qui sont spécifiquement dirigés contre ces anomalies.

Ces marqueurs génétiques, parfois extrêmement nombreux et regroupés dans des puces, sont plus communément appelés carte d’identité génétique des tumeurs. L’étude européenne de grande envergure (essai MINDACT) à laquelle contribue le CGFL, analyse l’apport de ces nouveaux marqueurs dans le but de réduire le recours à une chimiothérapie dans des cancers du sein à leur début.

Sur le plan des connaissances et des traitements, il est plus juste de parler DES cancers du sein, selon qu’ils sont de formes précoces ou à des stades plus avancés et selon qu’ils appartiennent à telle ou telle « catégorie moléculaire ».

L’évolution vers une prise en charge de plus en plus ciblée et individualisée s’appuie aussi sur l’essor des techniques de chirurgie mini invasives et sur un diagnostic rapide. La mise en place d’une consultation de dépistage et de prise en charge en « un jour » des cancers du sein avec l’ouverture future d’une structure de chirurgie ambulatoire au CGFL permettra dans un avenir proche de raccourcir encore les délais de diagnostic et les temps de traitement des lésions précancéreuses ou des cancers au stade de début.