Les traitements
Pour traiter une pathologie cancéreuse, les principales stratégies thérapeutiques utilisées sont la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, l’hormonothérapie et l’immunothérapie.

La chirurgie
La chirurgie est un traitement qui vise à extraire la tumeur ainsi que les tissus et ganglions voisins potentiellement atteints. Une fois la tumeur retirée, une chirurgie de reconstruction peut éventuellement être envisagée.
Le département de chirurgie prend en charge la plupart des cancers de l’adulte. Les interventions sont pratiquées par une équipe de chirurgiens consacrant exclusivement leur activité à la chirurgie des cancers.
Le CGFL s’est doté d’un robot chirurgical DA VINCI XI. À la pointe de l’innovation, le robot chirurgical Da Vinci XI installé au CGFL offre des mouvements de haute précision et intègre un système d’imagerie haute définition. De plus, la console chirurgicale peut être reliée à un système d’échographie, dont les images sont projetées directement sur l’écran de commande, afin de guider le chirurgien tout au long de l’intervention.
Le CGFL s’est doté de 4 machines de photobiomodulation
La photobiomodulation (PBM) est une technique qui utilise la lumière rouge ou proche infrarouge de différentes sources lumineuses dans le but de provoquer une réaction au niveau cellulaire.
Elle est utilisée pour ses propriétés antalgiques, anti-inflammatoires et de cicatrisation des tissus.
Elle est non invasive, non douloureuse et sans effet de chaleur au niveau de la peau.
La photobiomodulation peut être utilisée pour atténuer les effets de la chimiothérapie ou les conséquences liées à la radiothérapie. Elle peut être aussi proposée par le service anti-douleur de l’établissement, qui dispose d’un des 4 dispositifs aujourd’hui présents au CGFL
La chimiothérapie
La chimiothérapie désigne les traitements médicamenteux qui détruisent les cellules cancéreuses ou qui les empêchent de se multiplier. Elle peut être administrée par voie intraveineuse, par voie orale, par voie intramusculaire et plus rarement directement dans la tumeur. La chimiothérapie peut être adjuvante, concomitante et combinée à d’autres thérapeutiques.
Au CGFL, la chimiothérapie est préparée au sein même de notre établissement et peut être administrée en Hôpital de Jour, en hospitalisation conventionnelle.
La radiothérapie
Seule ou associée à d’autres traitements, la radiothérapie consiste à utiliser des rayonnements ionisants afin de détruire des cellules cancéreuses tout en préservant les tissus sains et les organes avoisinants.
Il existe deux types de radiothérapie oncologique : la radiothérapie par voie externe et la curiethérapie.
En radiothérapie externe les rayons sont émis en faisceau par une machine appelée accélérateur, située à proximité du patient, ils traversent la peau pour atteindre la tumeur.
En curiethérapie, les sources radioactives sont placées dans les tissus du patient, à l’intérieur ou au plus près de la tumeur.
AU CGFL, le service de radiothérapie est équipé de :
- 1 scanner
- 4 accélérateurs
- MRIdian Linac®
- 1 système de dosimétrie externe 3D
- 1 salle HDR
- 2 chambres protégées
Le CGFL est l’un des premiers Centres en Franca à s’être équipé d’un IRM Linac :
Le MRIdianLinac®, révolutionne la radiothérapie en utilisant l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour guider les rayons, en lieu et place du scanner.
Concrètement, grâce à l’IRM embarquée, les mouvements de la tumeur et des organes adjacents sont suivis avec une extrême précision, ce qui permet un calcul de dose en temps réel avant chaque séance, afin de délivrer simultanément des irradiations plus ciblées sur les tumeurs, et moins invasives pour les tissus sains environnants.
L’objectif est de faire progresser les traitements adaptifs et personnalisés en radiothérapie, pour des soins toujours plus précis pour les patients. Cette technologie innovante est particulièrement adaptée aux tumeurs mobiles ou très petites. C’est le cas des cancers du foie, du pancréas, du poumon, de la prostate et colorectaux.
Au CGFL, l’immunothérapie s’est désormais imposée dans deux grandes missions du centre: la recherche et le soin.
En recherche, les équipes du CGFL mènent plusieurs travaux sur le rôle du système immunitaire et les mécanismes de résistance (notamment dans les cancers digestifs, cutanés, ou du poumon) ainsi que sur l’ADN circulant ou les cellules circulantes. Ces travaux visent à mieux décrire la réponse immunitaire anti-tumorale. Du côté des soins, plusieurs patients du CGFL ont déjà pu bénéficier de ce traitement innovant dans le cadre d’essais thérapeutiques. Ces essais, de phase I, II ou III, sont réalisés au sein du Centre de Recherche Clinique.
L’immunothérapie
L’immunothérapie repose sur l’utilisation des mécanismes de défense du système immunitaire pour attaquer et éliminer les cellules cancéreuses. Au fil des décennies, plusieurs méthodes ont été explorées, avant que ne se développe récemment une approche particulièrement prometteuse : l’administration de médicaments visant à modifier le comportement des cellules immunitaires, en brisant leur tolérance envers les cellules tumorales et en activant ainsi leur capacité à les détruire.

L’hormonothérapie
La multiplication de certains types de cellules malignes est dépendante des hormones. Il s’agit notamment des cancers du sein et de la prostate.
Cancer de la prostate et hormonothérapie
Il ralentit la croissance et la propagation des cellules cancéreuses de la prostate en bloquant leurs récepteurs ou en modifiant les taux d’hormones dans l’organisme.
Cancer du sein et hormonothérapie :
Chez la femme non ménopausée :
- Les anti-œstrogènes sont le plus souvent proposés comme premier traitement pour une durée de 5 ans
- Les agonistes de la LH-RH sont envisageables au cas par cas, sur une durée de 3 à 5 ans
Chez la femme ménopausée :
- Les anti-aromatases sont le plus souvent proposés comme premier traitement pour une durée de 5 ans ou pendant 2 ans, suivi par un traitement par tamoxifène (pour un total de 5 ans de thérapie hormonale).
- Les anti-oestrogènes peuvent être proposés pendant 2 à 3 ans, suivis d’un inhibiteur de l’aromatase (pour un total de 5 ans de thérapie hormonale) ou, seuls, pendant 5 ans.
La radiologie interventionnelle
La radiologie interventionnelle est une technique diagnostique et thérapeutique dite « mini-invasive » qui permet d’atteindre des tumeurs profondes en utilisant les voies naturelles (comme le système urinaire ou digestif), le réseau vasculaire (artères ou veines), ou en empruntant un trajet court et sans danger à travers un organe Ces interventions sont guidées par des techniques d’imagerie (scanner, échographie, endoscopie), permettant de visualiser l’intérieur du corps sans recourir à une chirurgie ouverte.
La radiothérapie interne vectorisée au CGFL depuis 2023
Innovation thérapeutique de rupture pour le traitement de certains cancers métastatiques, la Radiothérapie Interne Vectorisée consiste en l’administration aux patients de petites molécules porteuses d’un atome radioactif, qui vont reconnaître et se fixer sur une cible exprimée ou surexprimée par les cellules tumorales. Ainsi, la radioactivité délivrée directement sur les cellules tumorales va provoquer des dommages sur leur ADN stoppant la progression de la maladie. Ces traitements sont administrés sous la responsabilité des médecins nucléaires, en étroite collaboration avec les oncologues médicaux.